Rue des Pecheurs
par PassepartoutFR · extrait de l'album Les Heures Bleues

par PassepartoutFR · extrait de l'album Les Heures Bleues

Dans le village où le temps s’arrête, volets clos, bateaux au sec,
La pêche est finie, le vent d’hiver me fait peur,
Les hommes sont partis, seuls les chiens veillent,
Et la mer dort, sous la lune, un peu muette.
Les phares sont éteints, le bruit des vagues s’efface,
Les marées oublient leurs promesses et leurs menaces,
Je m’attarde au port, où le silence règne,
Les marins dorment, leurs rêves lointains.
Et dans ce silence, mon cœur murmure à l’oreille,
“Ne crains rien, tout finit par s’apaiser,
L’hiver est passager, comme les saisons le disent,
Tout renaîtra, sous le soleil du printemps.”
Les ombres des bateaux, immobiles sur la grève,
Racontent des histoires, qu’aucun marin ne peut lire,
Les marins du soir, avec leurs espoirs perdus,
Attendent le retour, des jours bénis, enfuis.
Et dans ce silence, mon cœur murmure à l’oreille,
“Ne crains rien, tout finit par s’apaiser,
L’hiver est passager, comme les saisons le disent,
Tout renaîtra, sous le soleil du printemps.”
Dans ce village de silence, je trouve mes pensées,
Et les bateaux d’un autre temps, s’envolent dans mes rêves,
L’attente de la lumière, au bout de l’horizon,
Me donne le courage, malgré la nuit, infinie.