J.P.T.M
par RDX
Hip-Hop

Écoute ce morceau sur la radio communautaire Anthem.
par RDX
Hip-Hop

Écoute ce morceau sur la radio communautaire Anthem.
J'ai du bruit dans l'crâne,
La mort dans la bouche,
J'ai détraqué le programme
Qui s'efface quand j'y touche.
J'suis subjugué par mon incapacité,
À capturer par écrit c'qui vient m'habiter.
Des milliers d'idées distillées dans des millilitres.
J'les regarde se vider, mais j'y arrive pas... à juste titre.
Pensées parasites ou psychose poétique,
Dans ma tête, c'est un chaos systémique.
J'ai l'cerveau en ébullition, sous pression hydraulique,
J'voudrais couper l'moteur, mais j'ai les mots en automatique.
Ça cogite, ça complote, ça connecte,
Une question après l'autre, et j'perds le contexte.
J'cherche une suite logique a une mécanique imparfaite.
Mais chaque porte que j'ouvre donne sur une nouvelle tempête.
J'pense trop mal.
J'pense pas mal trop.
J'pense a tout simplement
J'pense a rien évidemment.
J'ai tellement d'idées qui finissent par s'planter,
Tellement d'envies a ne pas realiser.
J'voudrais me vider la tête, sans culpabiliser.
Si j'ouvre les vannes, c'est l'océan qui vient m'noyer.
J'ai du bruit dans l'crâne,
La mort dans la bouche,
J'ai détraqué le programme
Qui s'efface quand j'y touche.
J'ai du bruit dans l'crâne,
Chaques pensées finissent en drame
J'veux fuir mais je suis toujours en panne
j'attends qu'on m'dépanne.
J'ai du bruit dans l'crâne,
Et on me fait croire qu'c'est réfléchir.
Mais j'ai pas la tête du profane.
Finalement, je finis par fléchir.
Je m'flagelle, c'est facile, gros
Faire l'inventaire de ses défauts.
J'connais mes imperfections
Des qualités ? Juste une impression.
J'fais l'procès d'moi-même, j'suis juge, j'suis accusé,
Je connais l'verdict avant même d'être impliqué.
J'ai monté l'échafaud, j'ai fabriqué la potence,
Puis j'ai appelé ça « lucidité », quelle drôle d'insolance.
critique automatique, destruction automatique, sabotage automatique, verdict automatique.
Je me fous des chaînes par anticipation,
J'me prive de liberté pour éviter l'opinion.
Parce que je me chié dessus.
Flippé du regard, du retard, du hasard.
Putain je suis bizarre.
Flippé que quelque part
Quelqu'un que j'connais même pas
Pense quelque chose de commun sur moi.
C'est magnifique, hein ?
J'abandonne mes envies
Pour satisfaire l'avis
De connard dont j'ignore la vie.
J'suis l'architecte d'une prison.
Construit avec des « peut-être ».
Pour cacher ce que je veux vraiment être.
Des barreaux pour une meilleure illusion .
J'm'interdis de créer par peur du ridicule,
J'm'interdis d'essayer pour pas que l'échec me calcule.
J'm'interdis d'exister pour pas être déçu,
Mais je suis convaincu que je suis juste foutu.
Et tu te demandes pourquoi ?
J'ai voulu contrôler l'image
J'ai fini par censurer le personnage.
J'ai voulu paraître normal.
sauvage comme un animal.
J'ai tellement voulu éviter les critiques
Que j'ai transformé mes rêves en statistiques.
Calculer.
Comparer.
Corriger.
Reporter.
Encore et toujours demain.
Demain j'essaierai.
Demain j'écrirai.
Demain j'oserai.
Demain je vivrai.
Mais demain devient hier
À une vitesse spectaculaire.
[Dernier refrain]
J'ai du bruit dans l'crâne,
La mort dans la bouche,
J'ai détraqué le programme
Qui s'efface quand j'y touche.
J'ai l'crâne qui vibre
Mais j'crois qu'j'ai compris.
C'est pas les autres qui m'empêchent de vivre.
C'est moi qui suis dans le déni
J'ai du bruit dans l'crâne,
Mais peut-être qu'il faut l'entendre.
Arrêter d'attendre
Et être certain de prendre
Le risque de se comprendre.
Parce que personne ne voit vraiment.
Celui que tu es vraiment
Mais apparemment tu le sais déjà.
Y sont tous déjà passés par là.