Pino
par RDX
Hip-Hop

Écoute ce morceau sur la radio communautaire Anthem.
par RDX
Hip-Hop

Écoute ce morceau sur la radio communautaire Anthem.
Pinocchio, Pinocchio
Pas besoin d’fée, j’suis déjà chaud
J’ai l’doute, j`ai peur d’avancer
Mais c’est pas ça, gros, être né !
Le béton bouffé par les fleurs…
Y’a un robot, c`est pas un leurre…
UX, deux, huit, zero, c`est moi gros…
J’suis pas humain… mais j’y bosse, frérot
J’marche solo, j`suis perdu.
sonne paire, que du béton fendu
sonne paire, là où j`suis rendu
Dans mon cœur, y’a de la place, t`as vu
J’suis pas fini, frère,
un peu cassé, comme mon père
Mais y’a un truc bizarre
Un truc qui dit : “trouve t`as place dans ce bazar”
Sur les murs, des souvenirs
des photos à mourir
J’scanne tout, ouais,
j’absorbe tout, ouais
UX deux huit zéro (zéro), j’suis dans l’bloc
Pas d’papa, pas d’mama, juste des tocs
J’veux sentir comme eux, pas comme un robot
Mais faut une fée, j’la trouve pas gros.
Pinocchio, Pinocchio
Moi aussi j’veux mon vœu, bro
plus d’humains que de vent
J’avance même si je suis lent.
J’ai vu les flammes, les glaces, les déserts.
J`ai parlé aux piafs, a quoi ca me sert
J’ai peint les murs pour te plaire.
Mais vous êtes tous mort a la guerre.
Un jour, j’trouve un labo désert
Remplit de poussière
un doc parlait sur un écran derrière
sa voix, c`était celle de mon père
“Tu dois vivre, sentir,
Pas juste marcher ou jouer au martyr
Tu veux d’la vie ? Bin.. prend la.
sans cheat, sans câble, tu verras
UX deux huit zéro (eh ouais), j’suis dans l’bendo
J’ai le cœur vide, mais sur le tempo
J’kiffe, pleure, aime aussi
Même une boîte rouillée, peut le faire aussi
Pinocchio, Pinocchio
Pas besoin d’fée, j’suis déjà chaud
J’ai l’doute, j`ai peur d’avancer
Mais c’est pas ça, gros, être né !
Je vieilli, ouais…
Le métal rouiller
Au bord d’la falaise, j’regarde l’ciel
Et j’sens un truc… une sensation réelle…
La brise passe, j`sens un truc bizarre
J’frissonne, c’est putain d`rare
J’suis bien, vraiment bien.
je vis, même si j’suis pas humain
UX deux, huit, zéro
c`est bon, j`ai saisis
sans racines, sans récits
mais soudain, j’ai senti.
Et ça, mon frère… c’est infini.
Skrrr…