Pierre par pierre

par PassepartoutFR

hip-hop

Pierre par pierre

Écoute ce morceau sur la radio communautaire Anthem.

Ouvrir sur Anthem · Page de l'artiste

Paroles de « Pierre par pierre »

Intro — parlé, calme, un peu épuisé

Vingt heures.
Peut-être plus, j'ai arrêté de compter.
Y'a une urgence, une vraie.
Alors je bâtis. Tout seul. Dans la nuit.

Couplet 1

L'écran allumé, la ville dort, moi je veille,
Café numéro cent trente-six, les yeux rouges, sans sommeil,
Y'a le feu à la maison, faut réagir, faut livrer,
Alors je pose mes pierres, une à une, sans respirer.

C'est pas juste des machines, c'est vingt ans dans mes mains,
J'ai bâti des empires avant même qu'on parle d'demain,
Graphiste ET développeur — un hybride, un drôle d'oiseau,
Personne comprend l'espèce — marrant, mais je traduis le beau.

J'orchestre, je dirige, je transforme la vision,
Pas juste un codeur qui tape — un artisan, une intention.

Pré-refrain

On me dit « regarde, là, y'a une herbe folle qui traîne »,
Je la vois, crois-moi, je la vois, cette petite peine,
Mais le chantier est immense, faut prioriser l'essentiel,
Je vois le bâtiment entier — pas juste le détail sous le ciel.

Refrain

Pierre par pierre, je bâtis dans le noir,
Personne voit les heures, juste le résultat, plus tard,
C'est pas un monolithe qu'on pose pis qu'on oublie,
C'est un bijou qu'on cisèle, saison après saison, ma vie.

Je porte tout sur mon dos, la logique et le beau,
La structure et le style, du sous-sol au drapeau,
On compte pas les heures quand on est en mission,
Je livre ce que j'ai — mon nom dans chaque fondation.

Couplet 2

Y'a une fierté tranquille dans le travail bien fait,
Celui qu'personne remarque tant qu'il tient, tant qu'il plaît,
Je promets pas la lune, je promets ce que je peux,
Si j'peux pas, je me tais — mais si j'peux, je suis le feu.

J'ai pas besoin d'crier pour prouver qui je suis,
Le père colonel m'a appris : quand agir, quand rester assis,
Je parais nonchalant, mais dessous ça calcule,
Chaque angle, chaque détail, pesé — pas de bidule.

Pont — parlé, à voix basse, presque pour soi

Vous savez, tout ça, c'est pas juste des outils modernes.
C'est de l'expérience. Des années. Des nuits blanches d'avant, déjà.
J'ai commencé à quinze ans, à bricoler des mondes
quand personne y croyait encore.

Les machines, aujourd'hui, elles me donnent un coup de pouce.
Mais la main qui dirige, l'œil qui voit le nœud à huiler...
ça, ça s'apprend pas en une nuit.
Ça se vit.

Alors je continue. Pierre par pierre.
Même fatigué. Même seul. Même à bout.
Parce que c'est ça que je sais faire :
transformer l'impossible en quelque chose qui tient debout.

Refrain final — évolutif, plus assumé

Pierre par pierre, j'ai bâti dans le noir,
Pis là ça tient debout — regardez, c'est pas du hasard,
C'était pas un monolithe posé là par ennui,
C'est un bijou vivant, que j'ai ciselé cette nuit.

J'ai porté tout le poids, la logique et le beau,
Pis demain quand ça brille, personne verra les os,
Mais moi je saurai — chaque pierre, chaque tension,
J'ai traduit une vision... j'en ai fait une fondation.

Pierre par pierre — PassepartoutFR · ▶ 9 écoutes | Anthem — Anthem